De l'amour à la haine
Ce jeu simple et timide, que tu m'affiches
Me fait sourire avant qu'espoir ne se brise
Sur les falaises blanches aux pentes riches
De cœurs ensanglantés que la mort vise.
Comme la brume du matin, tu m'as intrigué
Alors que les ombres sont ma première patrie
Mais la poupée doit être fondue et scellée
Ou il s'écoulera le sang de sa vie
Pourtant c‘est la gorge que la lame taille
Afin d'extraire l'essence immortelle
Que l'homme s'accroche en guise de maille
Contres ses rêves noirs de la fin belle
Et mon cœur amer crache son poison
D'un seul souffle, d'une seule pulsation
Mais puis-je vomir les barreaux de ma prison
Avant que le fer ne soit la contagion
De ces nuits sanglantes, rouges aurores
Que je porte sous la peau de mon corps
A l'ombre de ta croix siègent mes démons
Au centre de ta foi ricanent les damnés
A côté de ton église se dresse la prison
Que pas une seule confession sauvée
Ne pourrait se permettre de détruire
Car chaque jour son poison je respire Source: cet article est une copie de l'original publié sur
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